GEDI in Zoonotic Surveillance – Pont de gouvernance entre l’observation de la Terre et One Health
Intégrer la visibilité structurelle, la logique des capteurs et les interfaces zoonotiques à travers un scénario basé au Caire (et un épisode de tempête de glace aux États‑Unis)
Ce sujet me tient profondément à cœur, c’est pourquoi j’ai également l’intention de publier ce texte en anglais, en chinois, en espagnol, en arabe, en français et en russe. S’il devait subsister des erreurs involontaires dans la traduction, je vous prie de bien vouloir m’en excuser — la traduction a été réalisée avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle.
Le cadre n’est actuellement disponible qu’en anglais.
Toute traduction autorisée peut être entreprise après approbation préalable ; la réalisation de la traduction relève de la responsabilité de l’institution ou de la personne qui en fait la demande.
Les maladies zoonotiques n’émergent pas au hasard ; elles apparaissent aux interfaces — entre les espèces, à travers les paysages, le long des corridors écologiques et des déplacements humains, ainsi qu’au sein de zones frontières mouvantes entre processus visibles et invisibles. Ces interfaces sont souvent spatialement infimes, temporellement brèves et fonctionnellement complexes, ce qui soulève une question fondamentale: quel rôle les systèmes mondiaux d’observation de la Terre peuvent‑ils jouer lorsqu’il s’agit de détecter des changements écologiques susceptibles de créer de nouveaux points de contact pertinents pour l’émergence zoonotique ?
La mission GEDI offre une perspective structurelle sur la végétation et les paysages, mais cette perspective ne représente qu’une fraction étroite d’un espace d’observation beaucoup plus vaste. Si les risques zoonotiques se matérialisent aux lisières écologiques, dans des micro‑habitats, le long des trajectoires animales ou au sein de zones de transition fines, il devient essentiel d’examiner dans quelle mesure un capteur à grande échelle peut rendre ces processus visibles — et où surgissent des zones d’invisibilité critiques pour la biosurveillance et l’évaluation des risques.
Ce cadre se positionne ainsi comme un pont orienté vers la gouvernance, reliant les mesures structurelles globales aux processus fonctionnels, dynamiques et à fine échelle qui sous‑tendent l’approche One Health. Plutôt que de se concentrer uniquement sur ce que montre GEDI, le cadre examine les conditions dans lesquelles GEDI révèle quelque chose, les contextes dans lesquels il ne révèle rien, les raisons pour lesquelles certaines structures deviennent visibles, ainsi que les implications de cette visibilité pour la compréhension de l’émergence zoonotique. Cela déplace l’attention vers l’interaction entre les échelles, la logique des capteurs, les lacunes de données, les frontières interprétatives et l’incertitude, ainsi que vers la question de savoir comment les systèmes de gouvernance peuvent rendre ces interactions transparentes, traçables et épistémiquement sûres.
Pour traduire ces considérations conceptuelles dans un contexte concret, le cadre mobilise un scénario à plusieurs niveaux fondé sur la région du Grand Caire. Ce scénario intègre diverses couches d’analyse, des gradients spatiaux, des structures écologiques et des perspectives pertinentes pour la gouvernance. Il montre comment les systèmes de mesure globaux s’articulent avec les dynamiques locales, et comment des informations structurelles — telles que la présence de jacinthes d’eau dans des cours d’eau à faible débit — peuvent contextualiser les analyses One Health et éclairer les décisions de gouvernance, sans présenter Le Caire comme un cas problématique. Le Caire sert plutôt d’environnement illustratif révélant l’interaction entre structures écologiques, transitions urbaines et observations fondées sur des capteurs.
L’objectif de ce travail n’est pas seulement de proposer des réponses ou des pistes possibles, mais d’ouvrir les bonnes questions — c’est cette combinaison qui lui confère sa profondeur singulière.
- Où l’information structurelle est‑elle suffisante?
- Où doit‑elle être complétée?
- Où des risques de mauvaise interprétation peuvent‑ils apparaître?
- Où les données ne prennent‑elles sens qu’à travers la fusion de capteurs?
- Et où les zones d’invisibilité deviennent‑elles pertinentes pour la gouvernance?
En s’appuyant sur ces réflexions, le cadre intègre un large éventail de composantes conceptuelles, analytiques et orientées vers la gouvernance, conçues pour rendre les structures écologiques plus interprétables dans le contexte des zoonoses et de One Health. Il met en évidence des potentiels encore peu explorés que GEDI pourrait révéler, propose un ensemble d’indicateurs structurels écologiques — incluant une catégorisation regroupant des indicateurs structurels, temporels et dynamiques — et examine les zones d’ombre liées aux capteurs susceptibles de limiter l’interprétabilité.
Au cœur de cette architecture se trouve le Module d’intégrité des preuves (EIM), qui offre une approche structurée pour évaluer la visibilité, l’invisibilité et l’interprétabilité des informations dérivées de GEDI. Les questions d’échelle sont traitées par le Sous‑module de gouvernance des échelles (SGM) et par une Matrice de compatibilité des échelles, qui examinent dans quelle mesure les échelles de mesure de GEDI s’alignent sur les processus pertinents pour la biosurveillance ou s’en écartent. Le cadre prend également en compte le manque potentiel d’intégration entre GEDI et d’autres capteurs et discute de la manière dont les structures écologiques tridimensionnelles pourraient fonctionner comme signaux d’alerte précoce dans des contextes où les risques émergent avant de devenir directement mesurables.
Pour soutenir un raisonnement systématique, le cadre introduit la portée, les limites et la logique d’expansion d’un ensemble de 90 facteurs, complétés par une couche de traduction épistémique et une notation formelle des chaînes de preuves permettant de retracer la manière dont les données brutes peuvent être transformées en conclusions pertinentes pour la gouvernance. Le GEDI Ecological Structure Baseline qui en résulte établit une base prête pour la gouvernance, en clarifiant ses fonctions essentielles, sa structure d’entrée‑sortie et ses limites épistémiques, et en démontrant son application à travers des indicateurs structurels écologiques pour des contextes urbains One Health — y compris l’exemple de scénario développé pour Le Caire.
Un second cadre complémentaire, EO Layer – Architecture of Zoonosis Prevention and Resilience, est actuellement en cours d’élaboration et viendra prolonger le présent travail en abordant les dimensions architecturales et opérationnelles de la prévention des zoonoses fondée sur l’observation de la Terre.
Les zoonoses comptent parmi les risques les plus importants — et en même temps les plus sous‑estimés — de notre époque. Elles émergent là où se croisent des interfaces écologiques, économiques et sociales : dans les zones de transition entre la faune sauvage, le bétail et les humains; dans les marchés ; dans les clusters agricoles ; dans les établissements côtiers; ou encore dans des points de contact apparemment anodins tels que les sources d’eau, les sites de déchets ou des clôtures endommagées. Souvent, un seul événement de débordement suffit à déstabiliser les chaînes d’approvisionnement mondiales, à mettre sous tension les systèmes de santé et à fragiliser la stabilité sociétale.
Le problème central est que les systèmes de surveillance traditionnels réagissent trop tard. La phase pré‑visible — la période durant laquelle les risques émergent, s’intensifient et se propagent — demeure souvent non surveillée. Qu’il s’agisse de maladies animales, de crises environnementales ou de perturbations sociales, le schéma est constant: nos sociétés disposent de mécanismes de réaction, mais manquent de véritables stratégies de résilience. De nombreuses structures sont réactives plutôt que résilientes.
La réalité est préoccupante. La peste porcine africaine a atteint l’Espagne — un pays comptant plus de 54 millions de porcs et dont les exportations annuelles s’élèvent à environ 8 milliards d’euros. On suppose qu’un seul sandwich contaminé, consommé par un sanglier, a déclenché une cascade d’événements : mesures d’urgence militaires, interdictions d’importation et constat amer qu’aucun vaccin n’existe. De telles flambées menacent non seulement l’agriculture, mais aussi la stabilité des chaînes d’approvisionnement et des sociétés.
Nous avons tendance à agir seulement lorsqu’il est déjà trop tard. Dans de nombreux contextes, les systèmes d’alerte précoce et les déclencheurs liés aux zones d’interface font défaut ou ne sont pas utilisés de manière cohérente.
Mon objectif est de contribuer à combler cette lacune. À travers des concepts stratégiques, je cherche à participer au développement d’un système d’alerte précoce plus robuste et multipolaire, reliant la science, les politiques publiques et la société civile, et permettant une action préventive. Dans ce contexte, l’observation de la Terre (EO) n’est pas un simple complément technique, mais un instrument stratégique: elle éclaire les ponts invisibles entre l’environnement, les animaux et les humains, et peut nous donner les moyens non seulement de répondre aux zoonoses, mais aussi de les anticiper et de les prévenir.
Ma participation à la formation ARSET de la NASA a été une occasion précieuse de me familiariser avec l’application pratique de GEDI dans une perspective globale. L’ouverture du format a été particulièrement enrichissante, offrant un aperçu de différentes approches, questions et contextes d’application.
Je souhaite exprimer ma profonde gratitude à l’équipe ARSET et à la NASA. La possibilité de participer à un programme d’une telle importance crée un espace où des professionnels du monde entier peuvent apprendre ensemble, échanger leurs expériences et développer de nouvelles perspectives.
C’est précisément cette diversité de points de vue qui m’a inspirée à approfondir ma réflexion et à développer mes propres approches — non pas comme une alternative, mais comme une contribution complémentaire à un paysage en constante évolution. Des programmes comme ARSET apportent une contribution mondiale essentielle : ils ouvrent des portes, stimulent la réflexion et favorisent l’échange.
Ma gratitude s’étend également à toutes celles et tous ceux, à travers le monde, qui se consacrent avec un grand soin et une profonde expertise à l’étude des zoonoses, de One Health et des dynamiques multiples à l’interface entre humains, animaux et environnement. Leur travail — souvent réalisé en arrière‑plan, fréquemment dans des conditions extrêmement exigeantes et toujours au sein de constellations interdisciplinaires — montre à quel point l’apprentissage partagé, l’observation continue et le développement responsable des connaissances sont essentiels pour nos systèmes globaux. Cet engagement crée un espace de résonance discret mais indispensable, dans lequel de nouvelles approches peuvent émerger — et dans lequel ce cadre trouve également sa place.
#Zoonoses #OneHealth #PlanetaryHealth #HealthSecurity #GlobalResilience #PreventionFirst #EarthObservation #GEDI #RemoteSensing #EcologicalStructures #EOForHealth #EarlyWarning #RiskAnticipation #ResilienceGovernance #InterfaceRisks #HumanAnimalEnvironment #InterfaceEcology #SpilloverPrevention #Biointerfaces #NASAARSET #CapacityBuilding #GlobalCollaboration #KnowledgeSharing
#Zoonoses #UneSeuleSanté #Télédétection #ObservationDeLaTerre #StructuresÉcologiques #AlertePrécoce #Résilience




